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La violence sexuelle

Qu'est-ce que la violence?
 

La violence sexuelle:
Encore taboues, les violences sexuelles sont trop souvent passées sous silence. Quelles sont les définitions de ces violences?
Viol, harcèlement, exhibitionnisme, les agressions sexuelles sont malheureusement très répandues.

Les violences sexuelles en chiffres:

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : on estime qu'une femme sur 10 a subi une agression sexuelle au cours de sa vie (chiffre INSEE - 2000) et que sur les 230 000 viols ou tentatives de viol recensés chaque année, 90 % des victimes ne portent pas plainte (chiffres Observatoire National de la Délinquance - 2007).
Les violences sexuelles n'arrivent donc pas qu'aux autres et il est bon de connaître les actes qui entrent dans cette définition pour pouvoir réagir au mieux.

Les différentes violences sexuelles:
Ainsi, on définit comme agression sexuelle "toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise".
Parmi ces violences sexuelles, il est possible de distinguer :
Le viol : acte sexuel incluant une pénétration (vaginale, anale ou orale), imposé par la contrainte physique ou psychologique. Il peut s'agir d'une pénétration d'un objet quelconque dans un orifice sexuel, ou d'une pénétration d'un objet sexuel dans un orifice quelconque. ("Tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature que ce soit commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol",
Les agressions sexuelles (autre que le viol) : Il s'agit alors (selon le code pénal) d'"Acte, attouchements illicites ou impudiques exercés avec ou sans violence sur une personne non consentante ou ne pouvant y consentir en public ou non et susceptibles d'offenser la pudeur de cette personne" ;
L'inceste : relation sexuelle entre membres d'une même famille. Il peut s'agir d'une relation entre un adulte majeur et un mineur de moins 15 ans ou entre une personne, majeure ou non, et un mineur sur lequel elle possède une autorité. Ainsi, si les relations sexuelles entre majeurs consentants d'une même famille ne constituent en aucun cas une infraction, le mariage entre parents proches est pour sa part prohibé (ainsi, sera interdit le mariage entre frère et soeur, parent et enfant, oncle/tante et nièce/neveu). A noter que le Code Pénal ne reconnaît pas l'inceste en tant que tel mais en fait une circonstance aggravante dans le cadre d'actes sexuels effectués sur un mineur; (France)
Le harcèlement sexuel : qui repose sur la soumission dans le cadre de rapports hiérarchiques et/ou de dépendance. ("Le fait de harceler autrui dans le but d'obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende" - Article 222-33 du Code Pénal, France);
L'exhibition sexuelle : acte qui consiste à dévoiler en public ses parties intimes ou des actes sexuels (l'exhibition sexuelle "imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible au regard du public est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende" - article 222-32 du Code Pénal, France);
Le proxénétisme : qui consiste à aider, assister, protéger ou tirer profit de la prostitution d'autrui. ("Le proxénétisme est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende" - Article 225-5 du Code Pénal, France).
(Par: Aurélie Barthly, Doctissimo)

La violence sexuelle inclut tous les actes sexuels qui sont imposées à un enfant ou auxquels il est forcé. Il s'agit d'un acte d'agression et d'abus de pouvoir, et non le résultat de pulsions sexuelles incontrôlables.

Etude Optimus Suisse:
Une définition du point de vue de la victime
Mais qu’entend-on exactement par « abus sexuels » ? La plupart des juristes répondraient sans doute : un abus sexuel est ce qui est défini comme tel par le code pénal.
En Suisse, et appliqué aux enfants et aux jeunes, il s’agirait de tous les actes d’ordre sexuel commis avec des personnes de moins de 16 ans, sauf si celles-ci sont consentantes et que la différence d’âge entre les deux personnes impliquées ne dépasse pas trois ans. Beaucoup de sociologues, en revanche, se référeraient plutôt à ce qui est considéré socialement comme un abus dans leur définition des abus sexuels. Ils aboutiraient ainsi à une définition plus large ou plus restreinte du terme. D’une façon ou d’une autre, les deux démarches livrent des définitions qui peuvent varier d’une société à l’autre et d’un pays à l’autre, ce qui, comme il a déjà été évoqué, rend les comparaisons difficiles. C’est pourquoi dans le cadre de l’Étude Optimus, la définition retenue ne se réfère pas seulement à la loi et au climat social, mais aussi et surtout à l’expérience des victimes.
La victimisation sexuelle comprend toutes les expériences à l’occasion desquelles un enfant ou un jeune doit subir ou vivre des actes d’ordre sexuel auxquels son stade de développement émotionnel ou cognitif ne lui permet pas de consentir librement. Là encore, il s’agit de nuancer : il y a une grande différence selon qu’une jeune fille est importunée en revenant de l’école par un exhibitionniste inconnu ou qu’elle est violée à la maison pendant des années par son propre père.
L’Étude Optimus tient également compte de ce point. L’étude établit tout d’abord une distinction générale entre les victimisations sexuelles avec ou sans contact physique. Parmi ces dernières, on peut citer l’exhibitionnisme, le voyeurisme, la confrontation à du matériel pornographique contre la volonté de la victime, le harcèlement verbal ou écrit ou la diffusion de photos légères de la victime via des médias électroniques. Dans le cas des expériences avec contact physique, l’Étude Optimus établit par ailleurs une distinction entre les agressions à l’occasion desquelles l’agresseur a pénétré la victime (y compris avec des objets) et celles où il n’y a pas eu pénétration.

Abus ou victimisation: les termes employés
Des termes tel qu’abus sexuel, violence sexuelle ou exploitation sexuelle sont souvent utilisés de manière synonyme avec, en conséquence, un manque de clarté.
C’est pourquoi l’équipe de recherche Optimus propose une définition plus différenciée et discerne entre abus sexuelle et victimisation sexuelle.
Les abus sexuels
Les abus sexuels peuvent être considérés comme une sous-catégorie de la maltraitance des enfants. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la maltraitance des enfants comme suit: «Toutes les formes de mauvais traitements physiques et/ou affectifs, de sévices sexuels, de négligence ou de traitement négligent, ou d’exploitation commerciale ou autre, entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité, dans le contexte d’une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir.» À cet égard, l’existence d’un rapport de pouvoir ou de dépendance entre la victime et l’auteur des faits ou le fait d’abuser d’une relation de confiance joue un rôle décisif. En ce qui concerne les
abus sexuels, l’OMS les définit comme suit: «On entend par violence sexuelle la participation d’un enfant à une activité sexuelle qui n’est pas pleinement en mesure de comprendre, à laquelle il ne peut consentir en connaisance de cause ou pour laquelle il n’est pas préparé du point de vue de son développement, ou encore qui viole les lois ou les tabous sociaux de
la société.»
La victimisation sexuelle
Chez les jeunes notamment, on ne peut forcément partir du principe que toutes les victimisations sexuelles se produisent dans le cadre d’une relation d’autorité ou de dépendance.
Ce n’est pas le cas par exemple dans le cadre du cyber-harcèlement entre jeunes du même âge, des délits sexuels dans le cadre d’une relation amoureuse ou du harcèlement sexuel dans la cour de récréation.
C’est pourquoi les auteurs utilisent le terme de victimisation sexuelle comme terme générique désignant toutes les formes d’actes d’ordre sexuel à l’encontre d’un jeune ou d’un enfant qui menacent et blessent son intégrité personnelle et sexuelle.


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